Fanny, Condition des femmes en Birmanie, 5 semaines

Fanny, Condition des femmes en Birmanie, 5 semaines
Témoignage de Fanny partie 5 semaines en mission humanitaire en Birmanie pour aider à l'amélioration de la condition des femmes birmanes
Témoignage de Fanny partie 5 semaines en mission humanitaire en Birmanie pour aider à l'amélioration de la condition des femmes birmanes

Témoignage de Fanny partie 5 semaines en mission humanitaire en Birmanie pour aider à l’amélioration de la condition des femmes birmanes

« Je suis partie 5 semaines en mission humanitaire en Birmanie, dans le cadre de la formation Initiation à la Gestion de Projets de l’I.C.I où j’ai rejoint l’ONG « Girl Determined ». L’association : Girl Determined s’appuie sur l’ONG locale Colorful Girls qui a été créée en 2008 par une militante birmane, Ma Thazin, avec le soutien de Brooke Zobriste, Américaine investie dans le domaine des droits de l’homme en Birmanie depuis plusieurs années.

Les ONG spécialisées dans la défense des droits des femmes ou des enfants n’ont cessé de gagner en visibilité dans le pays ces dernières années. Néanmoins, aucune association n’était jusque là entièrement consacrée aux adolescentes, qui bien souvent souffrent d’un double handicap : du fait de leur “condition féminine” tout d’abord, de leur statut particulier ensuite – les adolescentes sont considérées avant tout comme des enfants et n’ont dès lors pas droit à la parole. C’est pour permettre aux jeunes filles de faire entendre leur voix et faire valoir leurs droits que Colorful Girls a vu le jour. L’association intervient aujourd’hui dans les périphéries des grandes villes que sont Yangon et Mandalay, ainsi que dans la région de Sagaing. Elle s’adresse en priorité aux adolescentes marginalisées ou issues de milieux sociaux défavorisés. Les activités proposées prennent principalement la forme de “cercles de discussion“, organisés une fois par semaine dans les écoles et les monastères. Ces cercles sont autant d’espaces ouverts à la libre expression, avec la possibilité pour les adolescentes de parler sans être jugées, d’écouter et d’être écoutées, de confronter leurs points de vue et leurs expériences. »

Ma mission :  observation des femmes en Birmanie

« Ma mission humanitaire en Birmanie a commencé par une phase d’observation. Les adolescentes ne parlaient pas anglais, pas plus que je ne maitrisais le birman. Si cette barrière linguistique m’a empêché de communiquer directement par la parole, nos échanges ont pris d’autres formes (dessin, jeux). Je ne suis jamais intervenue au moment des “cercles” proprement dit car je me devais de respecter l’intimité créée par le groupe, mais j’ai pu être sollicitée à de nombreuses reprises concernant ma venue dans le pays ou mon expérience de “femme européenne” – et ce par l’intermédiaire d’une traductrice.

Plus spécifiquement, il m’a été demandé d’établir divers supports de communication, analyses, et documents de synthèse devant permettre une meilleure connaissance des enjeux auxquels doivent faire face les adolescentes dans le pays. Trois pistes de réflexion en particulier ont progressivement émergé : les violences faites aux femmes, l’éducation, le travail des enfants et l’exploitation qui l’accompagne bien souvent. Pour ce faire, j’ai été amenée à prendre part à un certain nombre de réunions, notamment dans le cadre du réseau GEN (Gender Equality Network) qui rassemble ONG locales, internationales et représentants de l’ONU.

Ce mois passé à Yangon s’est révélé tout juste suffisant pour parvenir à me familiariser avec le fonctionnement de l’association et son positionnement au sein des réseaux locaux. Un temps d’observation est nécessaire pour parvenir à découvrir progressivement le pays, en cherchant à se départir de ses réflexes, habitudes et cadres d’analyse européens. La pensée et la culture birmanes sont radicalement différentes de nos modèles occidentaux. Certains comportements qui me paraissent choquants sont appréhendés d’une tout autre manière par les Birmans, tandis que le bouddhisme theravada maintient un ordre hiérarchique et patriarcal très fort qui explique en partie la mise en retrait des femmes. J’ai donc ouvert grand mes yeux et appris à observer plus que je n’ai pu proposer de “solutions” concrètes – je n’en aurais pas été capable en si peu de temps. Cet engagement viendra peut-être plus tard, d’ici quelques mois je l’espère. »

Fanny

Grâce à sa mission humanitaire en Birmanie Fanny a découvert un pays totalement différent du sien.

Grâce à sa mission humanitaire en Birmanie Fanny a découvert un pays totalement différent du sien.

Fanny en mission humanitaire au Cambodge trouve d'autres moyens que la parole pour communiquer avec les femmes Birmanes.

Fanny en mission humanitaire au Cambodge trouve d’autres moyens que la parole pour communiquer avec les femmes Birmanes.

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