Kelly en mission d’application de la formation « Chef de projet de développement » avec URDA au Liban (décembre 2016-mai 2017)

Kelly en mission d’application de la formation « Chef de projet de développement » avec URDA au Liban (décembre 2016-mai 2017)

Objectifs de ma mission d’application de la formation « Chef de projet de développement »  : comprendre la crise syrienne et le travail des organisations internationales, rédiger des projets répondant aux besoins des réfugiés syriens et trouver des partenaires et des financements pour mettre en place ces projets

Le conflit armé qui sévit en Syrie depuis maintenant six ans a fait des milliers de victimes et bien que nos médias parlent constamment de « l’afflux des réfugiés en Europe » et de la « crise des migrants » le cas des 4.5 millions de réfugiés qui se sont installés dans des conditions précaires dans les pays frontaliers est moins médiatisé.

Avec 1 067 785 réfugiés syriens pour 4 millions d’habitants le Liban est le pays qui héberge la plus forte densité de réfugiés par habitant; la majorité étant des femmes et des enfants.

 

En 2012, face à l’afflux de réfugiés syriens une centaine d’organisations décident de se regrouper en collectif afin de coordonner la réponse humanitaire nationale: URDA (Union of Relief and Development Association) se forme. Le collectif gère une quarantaine de centres répartis dans tout le pays et met en place, via ses comités, des projets d’urgence, d’abris, de santé, d’éducation, d’accompagnement psychosocial, de parrainage et de développement.

Après avoir suivi la formation « Chef de Projets » en hiver dernier je me suis envolée pour Beirut où j’ai rejoint le « Proposal Unit » d’URDA. Objectifs de ma mission d’application : comprendre la crise syrienne et le travail des organisations internationales, rédiger des projets répondant aux besoins des réfugiés syriens et trouver des partenaires et des financements pour mettre en place ces projets. Encadrée par la coordinatrice du département projets, Widad El Sabeh, je mets en pratique les aspects théoriques de la formation (mission exploratoire, cadre logique, budget …) et j’aide à répondre aux appels à projets internationaux. Je sais désormais comment fonctionne une ONG de grande taille et comment sont pensés et appliqués les projets d’urgence et de développement répondant aux besoins des populations déplacées.  Afin de maitriser le contexte d’intervention j’ai étudié les projets portés par URDA et j’ai rencontré les coordinateurs de chaque département de l’ONG afin d’en savoir plus sur leurs équipes, leurs projets, leurs objectifs et leurs besoins. J’ai également visité différents types de camps, participé à des sessions de soutien psychosocial et discuté lorsque cela était possible avec les bénéficiaires des projets.

 

Nouveaux défis : rédiger et mettre en œuvre un projet d’empowerment pour les femmes vulnérables vivant dans des camps de Beqaa et Akkar. Ce projet se décline en formation, accompagnement psychosocial et insertion économique. Maintenant qu’il est sur papier il ne reste plus qu’à trouver les financements et les partenaires mais pour cela j’ai l’appui d’Hervé, de Widad et du département Partenariat et Marketing d’URDA.

Les journées de travail sont parfois longues et chargées (ici on ne fait pas moins de 39h par semaine !!) et entre mendicité infantile, camps informels et formels, présence d’ONGs un peu partout et tensions communautaires le conflit syrien se ressent au quotidien. Cela dit, je pense que je n’aurais pas pu trouver mieux que le Liban pour une première expérience humanitaire au Moyen-Orient. Ce pays est fascinant de par sa diversité culturelle, religieuse, gastronomique et géographique. Chaque weekend est prétexte à l’évasion et lorsque je m’émerveille devant ces paysages splendides j’oublie un court instant l’impact que les conflits des pays frontaliers ont sur ce petit pays bordé par la Méditerranée.

 

 

Partagez cet articleShare on Facebook0Share on Google+0Pin on Pinterest0Share on LinkedIn0Tweet about this on TwitterEmail this to someone