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Yolande, 1 mois en stage humanitaire au Sénégal avec l’ONG Enfance et Paix

Yolande, 1 mois en stage humanitaire au Sénégal avec l’ONG Enfance et Paix
Découvrez en images l'extraordinaire aventure de Yolande en mission humanitaire au Sénégal

Découvrez en images l’extraordinaire aventure de Yolande en mission humanitaire au Sénégal

Yolande, 52 ans, est partie en stage humanitaire au Sénégal dans le cadre de sa formation IGP ( Initiation à la Gestion de Projet humanitaire et de développement )

« J’ai intégré la formation à l’I.C.I pour valider un désir que j’avais depuis de nombreuses années : travailler dans l’humanitaire, faire un travail qui a du « sens » … trouver ce sens aussi.

Lors de mon stage d’application sur le terrain, j’ai eu un mois pour rencontrer des gens, comprendre leur travail, leur façon de faire, un mois pour apporter un regard extérieur …

J’ai découvert peu à peu que c’est en grande partie ce que nous pouvions apporter : un regard extérieur. Un regard qui peut aider à voir apparaître d’autres possibles. Que ce soit Abdoulaye, président de l’ONG Enfance et Paix, les autres responsables de l’ONG, ou les professeurs, tous sont happés par le quotidien. Le quotidien, ici, est dense. Les professeurs, et tout le personnel du centre sont aussi menuisiers, conseillers, plombiers, infirmiers … ils font tout, avec très peu de moyens… Les journées sont ponctuées par les sifflets des récré, l’appel à la prière, les échanges en réunion, les petites corvées pour repeindre un coin de mur, enlever les gravats dans l’autre école en chantier… Difficile alors de trouver du temps pour se poser, discuter, chercher des issues.

Ma mission était de trouver des moyens pour consolider l’ONG.

Ce centre permet, depuis plus de 20 ans, à des centaines d’enfants chaque année d’avoir accès à l’école, une école bien particulière qui leur enseigne aussi la vie en société, leur parle de paix, veille à leur santé, leur hygiène, leur développement physique et intellectuel.

Aujourd’hui, les moyens manquent, les coûts de location grimpent. Les professeurs ont un salaire symbolique. Difficile de tenir. Pourtant ils persistent. Ils savent que, sans eux, les enfants qui sont aujourd’hui dans l’école seraient demain dans la rue.

Cette réalité m’a motivé moi aussi à m’investir. Un mois c’est court, surtout en tenant compte de la réalité de là bas. Aller à Dakar pour rencontrer un bailleur de fond ça prend presqu’une journée. Faire des impressions, des copies de documents … pas possible. Il n’y a plus d’encre dans l’imprimante et les cartouches, c’est trop cher …

Comme j’étais aussi venue avec ma casquette de psychothérapeute, j’ai aussi pu animer certaines activités que j’avais prévues avec les enseignants (formation sur la communication non violente, jeux coopératifs …). Des moments très forts d’échanges, de mises en situation, de rire … Des instants privilégiés aussi pour ces enseignants qui ont très peu de ressources et de temps pour échanger sur leur façon de travailler avec les enfants, pour parler de leur travail, de leurs difficultés, de leurs questionnements.

Et puis, j’ai proposé à ceux qui le souhaitaient des échanges individuels s’ils avaient besoin de discuter sur des sujets particuliers concernant leur travail avec les enfants. Certains m’ont demandé d’aller dans leur classe pour voir, entendre, leur faire des retours sur leur façon d’enseigner, sur leur questionnement : comment motiver les adolescents? Interagir avec un enfant timide, différentes façons de présenter une leçon …

L’important aujourd’hui est de trouver une suite, quelqu’un pour prendre le relais, avec eux.

Cette première expérience de volontariat m’a donné envie de repartir

De retour d’une première expérience de volontariat au Cambodge en février dernier, j’ai vite ressenti le besoin de repartir, mais avec un projet bien défini. La formation à l’Institut m’a aidé à clarifier ce projet, à trouver des réponses à certaines de mes questions. Ce stage humanitaire au Sénégal à Dakar a confirmé mon intérêt et mon désir de trouver une façon d’intégrer ce type d’expériences dans ma vie.

Je souhaite terminer ce témoignage avec un merci tout particulier à Adoulaye pour son accueil et son ouverture, sa générosité à me raconter son pays, sa culture, sa religion. Des remerciements aussi à ses enfants, Omar, Sabelle et Gnima, mes guides dans le quartier et mes compagnons de jeu le soir, à Katie, la maman de la famille, pour son accueil, sa cuisine, Daouda et Modou pour leur présence et leur aide pour organiser mes moments de pause et bien sûr à l’Institut pour la formation et les occasions d’échanges qui, je le souhaite, pourront se poursuivre. »

Découvrez le témoignage de Yolande partie pour la deuxième fois avec l'ICI et cette fois en mission humanitaire au Sénégal.

Découvrez le témoignage de Yolande partie pour la deuxième fois avec l’ICI et cette fois en mission humanitaire au Sénégal.

Yolande en mission humanitaire au Sénégal

Photo de Yolande en mission humanitaire au Sénégal

Pour aller plus loin :

Programme d’insertion professionnelle des jeunes par l’Action Humanitaire

Se reconvertir dans l’humanitaire ?

Quelle formation, quels parcours pour travailler dans l’humanitaire, la coopération ?

Une formation… Puis une mission ou un stage sur le terrain !